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WHAT MELOMAN LOVE

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méthane | 24 juillet 2008

La « glace qui brûle » ! C'est ainsi que l'on désigne familièrement l'hydrate de méthane, une étrange glace inflammable composée d'eau et de méthane (CH4 ou gaz naturel). Loin d'être une simple curiosité scientifique, cette glace pourrait bien un jour prendre le relais des hydrocarbures traditionnels, dont les jours sont comptés.
En effet, les hydrates de méthane sont tellement abondants dans le permafrost des régions polaires, et, surtout, au fond des océans, qu'ils pourraient subvenir aux besoins énergétiques de la planète pour plusieurs siècles.
Selon le groupe Total, les réserves de gaz naturel ainsi piégé - un seul mètre cube de cette glace peut libérer plus de 160 mètres cubes de méthane -, seraient de « 70 à 130 fois supérieures aux réserves prouvées de gaz naturel conventionnel. »
Selon le CNRS, ce seraient pas moins de 10 000 milliards de tonnes de méthane, soit deux fois plus que la capacité énergétique de l'ensemble des gisements de gaz, de pétrole et de charbon identifiés à ce jour, qui giraient ainsi à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Et avec une répartition assez homogène, puisque tous les continents en seraient pourvus.
En Europe, des réserves ont ainsi été décelées en mer Noire, dans le golfe de Cadix ou en mer de Norvège.

Car le magot énergétique est aussi une menace pour la planète.
Outre les risques d'affaissement géologique, et le fait que, comme pour tous les hydrocarbures, la combustion du méthane soit une source de pollution, l'exploitation intensive des hydrates de méthane et la déstabilisation incontrôlée de ces derniers pourrait aboutir à des dégazages massifs à la surface de la terre.
Or, le méthane est un gaz aisément inflammable ! Certains scientifiques attribuent d'ailleurs la mystérieuse disparition d'avions dans la zone du « triangle des Bermudes » à leur rencontre explosive avec des nappes de CH4 échappées des profondeurs de l'Atlantique.
Car la libération du méthane des glaces peut se faire de manière « naturelle », par la simple élévation de la température des océans ou du permafrost.
C'est d'ailleurs précisément ce qui est en train de se produire dans les zones polaires, où, en raison du réchauffement climatique, les hydrates de méthane commencent à fondre.
Or, la libération en grande quantité de ce gaz à effet de serre vingt fois plus puissant que le CO2 pourrait contribuer à accélérer encore le réchauffement...et donc à libérer toujours plus de méthane dans l'atmosphère. Un scénario à vous glacer le sang et qui, selon des chercheurs américains, se serait déjà produit par le passé.
Selon eux, le réchauffement climatique survenu il y a 55 millions d'années serait la conséquence directe d'une libération massive de méthane par l'océan Atlantique.

Publié par musicman à 13:33:05 dans WHAT MELOMAN LOVE | Commentaires (0) |